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vendredi 12 octobre 2007

CrackBook - Un apreçu du futur (pas vraiment rose) de FaceBook ?

En dépilant (attention verbe geek) mes flux RSS, je suis tombé sur CrackBook, une parodie acide à souhait de FaceBook.


C'est semi-interactif puisqu'on peut aller sur la page de feeds, le profil, les application et même le profil caché (Reality Reveal, à ne pas rater). Il y a plein de petites détails très bien vus, comme le gars qui se dé-tag des photos de lui avec ses ex. C'est parodique mais la vérité n'est pas loin du tout, et ça fait flipper !!

Depuis un moment que je suis partagé sur Facebook, puisqu'il y a du bon (les API, l'IHM de super qualité, des applis sympas, le nombre d'utilisateurs) et du mauvais (le côté propriétaire, le spam-werewolf-vampires, l'inutilité générale du tout).

En allant plus loin, je me demande si il n'y a pas quelque chose de très grave derrière la déferlante "social". On peut critiquer le fait qu'un réseau trop grand perd son intérêt (Sarah Cooper a un point de vue intéressant à ce sujet), ou alors le fait que tout cela n'est pas productif (le très fort Jeffrey Zeldman raconte ça très bien). On peut aussi se poser la question suivante : le "social" a-t-il une valeur intrinsèque ? Pour flickr ou YouTube, le côté communautaire permet de décupler l'intérêt premier du site (sauvegarde/album de photos ou videos). Dans le cas de FaceBook, le social EST l'intérêt premier du site. Ce n'est pas la même chose ! Et Karl Long d'ExperienceCurve pose très bien le doigt dessus : if everyone left tomorrow what value would remain? La réponse n'est pas la même dans les deux cas... mais, après tout, est-ce un problème ?

Donner de la valeur aux relations entre individus peut paraître une bonne idée à l'ère de l'individualisme et du narcissisme à gogo. Pourtant, une petite expérience personnelle m'a fait voir les choses sous un autre angle. J'était l'autre jour à un petit concert de musique électro-rock, où la faune était plutôt branchouille. Tout le monde était bien sapé, la clope au bec, le verre de bière à la main... Les artistes étaient en retard, ce qui est plutôt agaçant, et pourtant, ça ne semblait gêner personne. C'est alors là que ça m'a marqué : j'étais dans un équivalent "real life" Myspace ! Les gens étaient la pour faire du "social". Se rendre à un concert était l'équivalent de rejoindre le groupe "je vais à des concerts". Et ce qui m'a le plus énervé, c'est que personne dans la salle ne s'intéressait à la musique ! Ils étaient là pour voir leurs potes, pour draguer, pour pouvoir dire plus tard qu'ils y étaient. C'est un peu comme tous ces gens au concert de Daft Punk qui filmaient avec leur téléphone plutôt que de danser. Je trouve ça nul !!

Voilà donc finalement ce qui me dérange le plus dans ce raz-de-marée communautaire : c'est de se dire que pour beaucoup de gens c'est encore et toujours le Paraître (avec un grand P) qui compte, en ligne comme hors ligne. Et Face Book dans tout ça, c'est uniquement l'occasion de faire ce que l'on fait déjà dans la vraie vie : parler de soi, soi, soi. C'est une énorme machine à superficialité. Bref, c'est complètement adapté à notre époque... d'où son succès !

PS : OK, j'y vais peut-ête un peu fort. FaceBook a quand même un intérêt pratique. Et tant qu'on en parle, j'en profite : faberNovel, une petite boîte bien sympa ;) a publié récemment une étude très bien faite sur le business model et les usages du site, pour ceux qui ne maîtrisent pas encore le sujet ;)

Lien : http://www.theinternetnowinhandybookform.com/crackbook/newsfeed.html

Via : ExperienceCurve

lundi 17 septembre 2007

Banking 0.2 - Le futur de la banque

Une fois n'est pas coutume, je vais parler de mon boulot et du milieu trépidant de la bancassurance (la personne qui a inventé ce mot mérite de mourir).

En me basant sur ma modeste expérience, la banque est un milieu rétrograde qui est complètement à côté de la plaque au niveau nouvelles technos (voilà, c'est dit). Et cela concerne autant l'aspect technique que l'aspect business :

  • des technologies datant de la bulle internet... sauf quand le marketing se lâche sur un site en flash qui pique les yeux
  • une aversion au changement et à l'innovation, qui provient notamment des services juridiques/conformité/qualité/etc très frileux
  • un manque d'intérêt des équipes internes pour les nouvelles techno, à relier au vieillissement de la masse salariale (en particulier les décideurs)
  • une communication unilatérale trop old-school à l'ère du blogs

Bref, on est très très loin de la vision avant-gardiste du ClueTrain Manifesto. Et c'est d'autant plus dommage que les banques ont toutes les cartes en main pour réussir :

  • Tout le monde a un compte en banque
  • La banque est dans la sphère de confiance absolue du client (on leur donne notre argent sans rechigner, c'est dire !)
  • La banque a l'argent du client à portée de main (l'achat en un clic sans effort : la banque connait déjà les coordonnées bancaires du client)
  • Les clients reviennent volontairement tous les jours sur le site web de la banque (le rêve de nombreuses start-ups web)
  • et enfin : l'argent est virtuel ! donc tout peut être réalisé informatiquement...

Ce dernier point est particulièrement fort : imaginez si Nike pouvait vendre un nouveau modèle de chaussures uniquement en la concevant sur ordinateur, ou si Renault pouvait rajouter une nouvelle option à toutes ses voitures déjà en circulation en faisant un simple update... Les banques n'ont aucune excuse pour ne pas s'approprier le monde digital.

Concrètement, où innover ? Une petite liste non exaustive :

  • Sites sécurisés plus interactifs, avec des fonctionnalités un peu plus innovantes que la simple consultation (j'y reviendrai, héhé)
  • Simplification de la gamme de produits, voire disparition de la gamme : plutôt que de devoir choisir entre PEA, LDD et OPCVM, je délègue simplement cette tâche à mon gestionnaire de patrimoine virtuel qui s'arrange pour que mon argent (quand j'en ai) soit placé au mieux suivant le niveau de risque que j'ai choisi.
  • Réduction des coûts : pourquoi ya-t-il encore des frais sur des opérations où aucune intervention humaine n'est nécessaire ?
  • Les mobiles : mon compte en direct sur mon iPhone (gPhone ?)
  • de l'argent gratuit pour les gens gentils (on peut toujours rêver, non ?)
On en reparle bientôt, si toutes les banques n'ont pas fait faillite d'ici là...

jeudi 6 septembre 2007

Google Reader - Les détails qui font plaisir

Juste un petit mot pour dire que Google à mis en ligne une nouvelle version de son Reader hier. Pas de grands chamboulements à l'horizon, mais des petites amélioration qu'on attendait depuis longtemps :

  • Les compteurs vont maintenant jusqu'à 1000 (et ne saturent plus à "100+" dès qu'on part en week end)
  • Les boutons "Précédent" et "Suivant" fonctionnent enfin
  • + une fonctionnalité de recherche
Pour ma part, je suis très fan de leur travail : ces gars lisent dans nos pensées ;)

Via : Google Reader official blog

lundi 13 août 2007

CreateSpace - Amazon frappe très fort

Je découvre à l'instant un nouveau service d'Amazon qui me laisse sans voix : CreateSpace

Le concept est simple : vendre des livres, CDs, DVDs,... en les générant à la volée.

Dit comme ca, c'est un peu cryptique, mais avec un exemple, la chose prend toute son ampleur.

Gonzague a écrit un livre "Un nom dur à porter". Il l'envoie à Amazon (sous forme de PDF ou quelque chose du genre, je suppose), Amazon le met en vente au prix fixé par Gonzague: 20$. Lorsqu'un client décide d'en acheter un exemplaire, Amazon l'imprime et l'envoie. Amazon prélève 14 des 20$, Gonzague touche 6$. L'exemple marche aussi avec Jean-Yves qui a fait un CD de hip-hop dans son garage.

Remarque : Gonzague et Jean-Yves sont toujours possesseurs légitimes de leur oeuvre.

Vous vous rendez compte de la puissance d'un tel service !?! Amazon est potentiellmenet en train de boulverser l'industrie du livre, du disque et du DVD. C'est l'autoproduction à portée de main, et sans avancer aucun frais !

Je suis complètement sous le choc, c'est énorme ! Imaginez tous les thésards du mondes capables de publier leur travail sans passer par un éditeur, tous les artistes myspaciens capables de vendre leur premier album sans faire copain avec Warner ou EMI...

Seule petite ombre au tableau : Amazon va devoir assurer côté piratage. Qui va contrôler que le livre de Gonzague n'est pas une copie mot par mot du dernier Harry Potter ?

Le service est lancé depuis un moment côté HDDVD mais vient seulement d'ouvrir pour les livres. Je vais suivre ça de très près.

Lien : http://www.createspace.com/

Via : Hi-Nu

jeudi 9 août 2007

Spock - dis moi ton nom, je te dirai quel geek tu es

Le buzz du moment : Spock, le nouveau moteur de recherche de personnes, qui a ouvert il y a quelques jours.

Le principe : en se basant sur un nom+prénom, Spock ratisse moteurs de recherche et réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Myspace,...) et récupère un pot pourri des infos personnelles disponibles sur internet. Il propose ensuite aux gens de compléter les descriptions, rectifier, tagger, dans le plus pur esprit communautaire.

Sans être franchement novateur (cf. wink.com pour la recherche, claimID pour la gestion d'identité), Spock tombe surtout à point nommé : la gestion de l'identité en ligne et la confidentialité des données personnelles sont un sujet chaud bouillant en ce moment. Ajoutez à cela un buzz bien orchestré et les serveurs ont saturé dès le lancement.

Techniquement, les résultats sont corrects, même si l'intégratin des réseaux sociaux autres que LinkedIn reste encore à prouver... D'un point de vue paranoïaque, on est encore loin du Big Brother à grande échelle : seuls les geeks avec un profil sur les sites de réseautage à la mode apparraîssent dans le moteur ; Madame Michu peut donc dormir sur ses deux oreilles.

Finalement, l'effet pervers/salutaire de Spock est est peut-être de rendre un peu plus tangible la question qui flotte depuis un moment au dessus de nos profils FaceBook : "Qu'est ce qu'on gagne à se rendre publique ?"

En attendant, l'avenir nous dira si l'expression "spocker quelqu'un" arrive à détrôner "googler quelqu'un" (les paris sont ouverts)

Lien : http://www.spock.com/ (attention : succès oblige, le site est complètement saturé en ce moment)

Via : ExperienceCurve , Ecrans, et + encore par Google News

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