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samedi 29 septembre 2007

Critique de disque - Unkle - War Stories

Avec un peu de retard, je reviens sur un post que je voulais faire depuis un moment : le dernier album d'un de mes groupes préférés, Unkle.

Mais commençons par remettre tout le monde à niveau. Unkle, collectif à géométrie variable fondé par James Lavelle, s'est fait connaître vers 98, quand le trip-hop battait son plein. Comptant à l'époque DJ Shadow dans ses rangs, Unkle se fait une place entre Massive Attack et Portishead, grâce à un abstract hip-hop avant-gardiste mêlant beats électroniques, ambiances éthérées et arrangements cinématographiques. Une collaboration avec Thom Yorke, Rabbit in your Headlights, au clip incroyable contribue à un bon succès commercial.

Le groupe se fait ensuite plus discret et beaucoup de gens restent sur cette image. Pourtant, depuis quelques années, Unkle continue d'expérimenter. Vers 2002, Le groupe, réduit à James Lavelle, son cerveau fondateur, sort une série de mixs conceptuels Do Android Dream of Electric Beats où l'ancien trip-hop expérimental se teinte de nuances résolument électro (Layo & Bushwacka, Fc Kahuna, Kraftwerk). A une époque où la bastard pop de Soulwax sort à peine de l'ombre, ce mélange des genres est très en avance sur son temps. Unkle en profite pour intégrer Richard File (alias Forme) et s'ouvrir ainsi une fenêtre sur le dancefloor.

Never Never Land, l'album qui s'ensuit, est un mélange de rock indé expérimental, de breaks organiques et de nappes instrumentales. Il inclus quelques joyaux dont Reign ou l'ultime In a State, tube underground de house progressive barrée et grandiose que je place dans mon top 10 de tous les temps. Proche du label Global Underground, Unkle remixe, est remixé et est playlisté par pas mal de grands noms (Sasha, Layo & Bushwacka, Evil 9,...)

Nous voilà donc quelques années plus tard, à la sortie de War Stories. Le verdict ? Un album surprenant... mais réussi !

James Lavelle opère à nouveau un changement de style et intègre à l'équation du rock semi-heavy à la Queens of the Stone Age (les précédentes collaborations avec Josh Homme n'y sont pas pour rien). L'Unkle nouvelle formule est donc moins aérien, plus opressant. L'ambiance générale de l'album n'est d'ailleurs pas à la fête : artwork macabre, thématique apocalyptique,... Des chansons courtes et énergiques font honneur à la guitare et la batterie : Restless, l'explosif Morning Rage ou encore le puissant Burn My Shadow (clip ci-dessous). Les claviers ne sont pas oubliés pour autant, qu'ils soient sous forme de piano pour accompagner Gavin Clarke sur Keys to the Kingdom ou sous forme de nappe pour soutenir la voix de Richard File sur Price you pay. James Lavelle est au micro pour la première fois sur Hold my Hand et s'en sort très bien. Enfin, la colaboration avec 3D (Massive Attack) sur Twilight est nettement plus aboutie que la précédente : elle donne un morceau électronique et hypnotique.


Burn My Shadow

Un des points forts de cet album est d'être adapté à la scène. Après des années sans sortir du studio, War Stories a donc été pour James et sa bande l'occasion de nous offrir quelques lives mémorables, dont leur passage à Rock en Seine dont je parlais il y a quelques temps. Pour ceux qui l'ont raté :


Unkle live en Espagne

Enfin, je tiens absolument à parler du CD bonus réservé aux premières éditions limitées. James Lavelle a très bien joué le coup avec ces 4 morceaux bonus, car si les amateurs de musiques électroniques se retrouvent légèrement sur leur faim avec cet opus résolument rock, ils trouvent ici de quoi satisfaire leur soif de beats progressifs. Comme Doves ou Robert Plant par le passé, ce sont ici Autolux, Black Moutain et même Muse qui sont revisités par les machines d'Unkle (A Wash of Black est un remix officieux de Supermassive Blackholes).

Liens : le site officiel, le myspace officiel, la discographie complète, le site de fans

lundi 27 août 2007

Daft Punk Alive 2007 - Bercy dans ton salon

Après une avoir fait le tour du monde dans leur pyramide lumineuse et mis le feu à Bercy le mois dernier, les Daft vont sortir le 19 octobre un CD live, 10 ans après Alive 1997. Apparemment , il y aura une édition limitée avec, en bonus, le rappel extrêmement groovy et des tas de photos des concerts.

Et comme ils ne font pas les choses à moitié (au marketing), ils en profitent pour sortir un "nouveau" single : la monumentale version live de Harder Better Faster Stronger.

Je sais que tout ça a une petite odeur de capitalisme, mais, après nous avoir infligé un Human After All bien moisi, les Daft sont en train de se racheter une conduite. Et ça, c'est cool pour les amateurs de musique électronique du monde entier !

PS : reste plus qu'à aller voir Electroma...

Via : Lemonsound

Lien : Myspace Daft Punk