FoxyBlog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 1 octobre 2007

In Rainbows : nouvel album de Radiohead dans 10 jours !!!!

Ils sont trop forts !

Après avoir relancé le buzz ces dernières semaines à coup de messages cryptiques, Radiohead a annoncé aujourd'hui sur son blog la sortie de leur nouvel album, intitulé In Rainbows, prévu pour le 10 octobre (oui, dans 10 jours !), en exclusivité sur leur site dédié. Yeeeeeeeeah !!!


Et ça ne s'arrête pas là : Dans un premier temps, l'album sera disponible uniquement en téléchargement, à un prix... indéterminé !! Chacun paie ce qu'il estime devoir payer :) Une version physique de l'album peut également être pré-commandée mais sera livrée le 3 décembre. Elle contiendra : l'album au format CD, un CD supplémentaire (chansons non dispos au téléchargement), la même chose en vinyl (deux disques) et l'artwork qui va avec (pochettes, livret,...). Ce package est lui, loin d'être gratuit : environ 60€ (frais de port compris). Il donne cependant droit au téléchargement des morceaux le 10 octobre.

Après le choc initial, si on réfléchis un peu, les gars de Radiohead ont mis le doigt exactement là où il fallait, à l'heure où les majors s'inquiètent du futur de la vente de musique. En effet, les deux modes d'achat possibles correspondent à la dichotomie de notre société sur le sujet de la musique en ligne :

D'un côté, les gens qui écoutent de la musique "en dilettante" : le dernier tube à la radio en allant au boulot, la musique d'une pub ou une série sur leur ipod, un fond sonore pour discuter avec des amis... ces gens ne seraient pas prêts à s'acheter tout un CD (trop cher) et apprécient de ne pas sortir de chez eux (iTunes) pour quelques mp3. Pour eux, Radiohead, propose donc de simples mp3 et leur pose la question "combien mettriez-vous dans cette musique ?". Donc en fait, ils en tirent ce qu'on peut espérer en tirer, et coupent court au téléchargemetn illégal (cad, les gens qui sont prêts à payer 0€...et qui peuvent ici le faire légalement)

De l'autre côté, il y a les fans de musique, qui apprécient un bel album, craquent pour de jolies éditions limitées et pour qui tenir un album entre ses mains a un sens. Ces gens là, Radiohead les gâte avec l'ultime édition collector, rêve de tout fan :). On peut peut-être juste leur reprocher le prix un peu excessif, mais en même temps, on ne peut pas leur reprocher de ne pas perdre le nord...

Au final, Radiohead a prouvé encore une fois qu'ils ont une longueur d'avance, non seulement sur la musique, mais sur l'industrie qui va autour. Moi, je cautionne complètement !!

Via : At Ease pour les détails et le tracklisting

Lien : www.inrainbows.com, http://www.radiohead.com/deadairspace/ (blog officiel de Radiohead)

lundi 27 août 2007

Rock en Seine 2007 - Un vendredi avec Unkle

Rock en Seine, c'était il y a quelques jours. J'ai profité du vendredi pour y traîner mes chaussures (au soleil mais dans la boue).

Ayant un peu loosé point de vue planning, je rate Mogwai :( et j'arrive au moment où commence le set de M.I.A, la rappeuse électro-ragga-hardcore... C'est plutôt bourrin, les premiers rangs bougent, le reste du public écoute tranquilement en atttendant la suite.

Les différentes scènes sont assez rapprochées mais les concerts sont planifiés à la minute près, pour s'enchaîner sans jamais se parasiter. Du coup, dès que M.I.A quitte la scène, je me dirige vers Biffy Clyro, héritiers chevelus et barbus de Nirvana. Les 3 gars sont chauds d'emblée (un seul porte encore un t-shirt) et attaquent avec un rock incisif mais mélodique. Les voix, tantôt écorchées, tantôt frêles, se posent à merveille sur des guitares aux couplets entraînants et aux refrains grunge. Techniquement, c'est super calé et le son est très bon. Le groupe a fait des premières parties pour Muse, on comprend pourquoi. Une bonne petite découverte.

Concert suivant : Emilie Simon. La petite française, craquante comme tout en robe blanche, et accompagnée de 4 musiciens (violon, guitare, percu et le savant fou aux machines) offre un set mi-rock à guitare, mi-chansons calmes, le tout saupoudré de touches d'électronica. Les paroles, alternant anglais et français, sont sympa. Et après une Fleur de Saison électrique, la belle conclut par une reprise au piano de Come As You Are : effet assuré ;)

On se déplace ensuite sur la grande scène où les suédois de The Hives font leur show. Le leader du group, fidèle à leur réputation, joue à fond la carte de la rockstar pour le plus grand plaisir du public. Il s'extasie sur la beauté de leurs chansons, saute de partout et harrangue la foule avec sa voix de pasteur évangéliste version rock'n'roll. Côté musique on tend vers du bon Franz Ferdinand, c'est donc dansant à souhait et parfait pour un festival.

On abandonne la grande scène pour se placer stratégiquement, car le plat de résistance arrive : les frères Dewaele, alias 2manyDjs se mettent derrière les platines et là, ca démarre très fort. Sur un sample de cuivres de YMCA, ils font monter un beat techno bien lourd et ouvrent les hostilités électro de Rock en Seine 2007. S'ensuivent des rythmes électroniques éffrénés, des habiles samples de I willl survive, des clins d'oeils à Arcade Fire, des enchaînements osés,... Moment majeur du set : un remix énorme de Phantom II de Justice. Ces gars sont impressionnant aux machines : ils bouclent, samplent, filtrent, réverbèrent (c'est un verbe ?). Ils se croisent, se passent le casque, courrent après les CDs. C'est techniquement impressionnant et l'ambiance est au rendez-vous.

Retour à la grande scène où Arcade Fire a déjà commencé. Malheureusement, je ne peux en voir qu'un petit quart d'heure, le temps d'entendre Neighborhood #3 (Power Out) puis Black Mirror, et nous partons alors que résonne l'orgue de Revelation, car le concert que je ne veux absolument pas rater va commencer sur la troisième scène. Cet aperçu rapide est fort agréable, mais ne me laisse pas le temps d'apprécier la performance du groupe, que certains comparent volontier avec un expérience mystique. Le cadre d'un festival n'est peut-être pas le plus adapté pour une telle révélation, comparé à une salle plus intimiste...

Enfin, nous voilà au dernier concert de la soirée pour lequel j'aurais fait le déplacement quoi qu'il arrive. En effet, c'est le premier passage en France de tous les temps pour Unkle, le collectif à géométrie variable dirigé par James Lavelle. Le dernier album War Stories (dont je reparlerai bientôt) continue dans la veine électronico-ambiant-symphonique de l'album précédent mais en y ajoutant une couche de rock façon Queens of the Stone Age. Cela aura été pour Unkle l'occasion de sortir des studios et s'attaquer pour la première fois à la scène.

L'exercice est dans l'ensemble une réussite : les guitares, basse et batterie, ainsi que bon nombre de claviers et sampleurs, s'approprient les nouvelles chansons ainsi que des plus anciennes. Le dernier album est joué dans sa moitié la plus rock : Chemistry, Hold My Hand (avec James Lavelle himself au micro !) un très bon Morning Rage et un excellent Burn My Shadow,...  Les albums les plus anciens  sont aussi repris avec une mention spéciale pour Reign et In A State, explosives. Gavin Clarke, chanteur au charisme inexistant (il n'a pas sorti les mains de ses poches) vient prêter sa voix à quelques chansons, dont un exclusivité : Lonely Souls, que le groupe joue pour la première fois ce soir. Il y a même une version écourtée de Rabbit in your Headlights pour les nostalgiques de l'époque où DJ Shadow faisait partie du groupe.

Pour résumer, les points fort de ce vendredi sont sans aucun doute 2manyDjs et Unkle. Ces derniers, même si on peut leur reprocher de ne pas plus improviser (dans l'esprit des mixs UnkleSounds), livrent un live efficace et original comme peu de groupes en sont capables aujourd'hui.

Vivement l'année prochaine !!