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Mot clé - soulwax

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mercredi 7 novembre 2007

Musique en vrac : Reverend and the Makers, Soulwax, 1990s,...

De quoi vous rafraichir les oreilles (ou pas, parcequ'il fait quand même sacrément froid) :

  • Reverend and the Makers- State of Things : la bonne surprise, découverte par hasard, un midi, en errant chez Virgin. Un groupe post-disco à classer du côté de the Rapture ou encore Primal Scream. C'est électrique et électronique, c'est assez dark mais ça donne furieusement envie de bouger, et en plus ça change de ce qui sort en ce moment (cf. ci-dessous)
  • 1990s- Cookies : des petits anglais qui découvrent les guitares et font du rock gentil mais très sympa. Il y en a plein en ce moment, pourquoi pas eux ?
  • Les frères belges aux mains d'or de Soulwax sortent une compil' de leurs meilleurs remixs où ils transforment le moindre morceau pop en tuerie rock ou en tube dancefloor. Et comme ils se débrouillent autant en studio que derrière les platines, ils nous offrent un deuxième CD mixé (à la perfection, cela va sans dire) où les remixs sus-cités se téléscopent pour notre plus grand bonheur :)
  • La série des compilation FabricLive s'éloigne momentanément des sons avant-gardistes pour exhumer des perles funk des années 80 avec Pat Mahoney et le génial James Murphy (le cerveau derrière LCD SoundSystem)... C'est surprenant mais intéressant. Les autres peuvent se rabattre sur la compil précédente de Ricardo Villalobos : c'est minimaliste à en devenir fou mais impossible de s'en débarasser une fois qu'on l'a dans la tête (primer encuentro latino...)
  • Enfin, pour ceux qui ont encore du temps, la webradio Samurai FM propose plein de lives électronique en streaming. Je vous conseille Simian Mobile Disco et un vieux live de Santos très bon.

lundi 27 août 2007

Rock en Seine 2007 - Un vendredi avec Unkle

Rock en Seine, c'était il y a quelques jours. J'ai profité du vendredi pour y traîner mes chaussures (au soleil mais dans la boue).

Ayant un peu loosé point de vue planning, je rate Mogwai :( et j'arrive au moment où commence le set de M.I.A, la rappeuse électro-ragga-hardcore... C'est plutôt bourrin, les premiers rangs bougent, le reste du public écoute tranquilement en atttendant la suite.

Les différentes scènes sont assez rapprochées mais les concerts sont planifiés à la minute près, pour s'enchaîner sans jamais se parasiter. Du coup, dès que M.I.A quitte la scène, je me dirige vers Biffy Clyro, héritiers chevelus et barbus de Nirvana. Les 3 gars sont chauds d'emblée (un seul porte encore un t-shirt) et attaquent avec un rock incisif mais mélodique. Les voix, tantôt écorchées, tantôt frêles, se posent à merveille sur des guitares aux couplets entraînants et aux refrains grunge. Techniquement, c'est super calé et le son est très bon. Le groupe a fait des premières parties pour Muse, on comprend pourquoi. Une bonne petite découverte.

Concert suivant : Emilie Simon. La petite française, craquante comme tout en robe blanche, et accompagnée de 4 musiciens (violon, guitare, percu et le savant fou aux machines) offre un set mi-rock à guitare, mi-chansons calmes, le tout saupoudré de touches d'électronica. Les paroles, alternant anglais et français, sont sympa. Et après une Fleur de Saison électrique, la belle conclut par une reprise au piano de Come As You Are : effet assuré ;)

On se déplace ensuite sur la grande scène où les suédois de The Hives font leur show. Le leader du group, fidèle à leur réputation, joue à fond la carte de la rockstar pour le plus grand plaisir du public. Il s'extasie sur la beauté de leurs chansons, saute de partout et harrangue la foule avec sa voix de pasteur évangéliste version rock'n'roll. Côté musique on tend vers du bon Franz Ferdinand, c'est donc dansant à souhait et parfait pour un festival.

On abandonne la grande scène pour se placer stratégiquement, car le plat de résistance arrive : les frères Dewaele, alias 2manyDjs se mettent derrière les platines et là, ca démarre très fort. Sur un sample de cuivres de YMCA, ils font monter un beat techno bien lourd et ouvrent les hostilités électro de Rock en Seine 2007. S'ensuivent des rythmes électroniques éffrénés, des habiles samples de I willl survive, des clins d'oeils à Arcade Fire, des enchaînements osés,... Moment majeur du set : un remix énorme de Phantom II de Justice. Ces gars sont impressionnant aux machines : ils bouclent, samplent, filtrent, réverbèrent (c'est un verbe ?). Ils se croisent, se passent le casque, courrent après les CDs. C'est techniquement impressionnant et l'ambiance est au rendez-vous.

Retour à la grande scène où Arcade Fire a déjà commencé. Malheureusement, je ne peux en voir qu'un petit quart d'heure, le temps d'entendre Neighborhood #3 (Power Out) puis Black Mirror, et nous partons alors que résonne l'orgue de Revelation, car le concert que je ne veux absolument pas rater va commencer sur la troisième scène. Cet aperçu rapide est fort agréable, mais ne me laisse pas le temps d'apprécier la performance du groupe, que certains comparent volontier avec un expérience mystique. Le cadre d'un festival n'est peut-être pas le plus adapté pour une telle révélation, comparé à une salle plus intimiste...

Enfin, nous voilà au dernier concert de la soirée pour lequel j'aurais fait le déplacement quoi qu'il arrive. En effet, c'est le premier passage en France de tous les temps pour Unkle, le collectif à géométrie variable dirigé par James Lavelle. Le dernier album War Stories (dont je reparlerai bientôt) continue dans la veine électronico-ambiant-symphonique de l'album précédent mais en y ajoutant une couche de rock façon Queens of the Stone Age. Cela aura été pour Unkle l'occasion de sortir des studios et s'attaquer pour la première fois à la scène.

L'exercice est dans l'ensemble une réussite : les guitares, basse et batterie, ainsi que bon nombre de claviers et sampleurs, s'approprient les nouvelles chansons ainsi que des plus anciennes. Le dernier album est joué dans sa moitié la plus rock : Chemistry, Hold My Hand (avec James Lavelle himself au micro !) un très bon Morning Rage et un excellent Burn My Shadow,...  Les albums les plus anciens  sont aussi repris avec une mention spéciale pour Reign et In A State, explosives. Gavin Clarke, chanteur au charisme inexistant (il n'a pas sorti les mains de ses poches) vient prêter sa voix à quelques chansons, dont un exclusivité : Lonely Souls, que le groupe joue pour la première fois ce soir. Il y a même une version écourtée de Rabbit in your Headlights pour les nostalgiques de l'époque où DJ Shadow faisait partie du groupe.

Pour résumer, les points fort de ce vendredi sont sans aucun doute 2manyDjs et Unkle. Ces derniers, même si on peut leur reprocher de ne pas plus improviser (dans l'esprit des mixs UnkleSounds), livrent un live efficace et original comme peu de groupes en sont capables aujourd'hui.

Vivement l'année prochaine !!